Marie-Laure Brossier

Je ne suis pas née pour la politique, mais je me suis levée pour la République face à ceux qui, par calcul ou par idéologie, ont choisi d'en briser l'unité.

Marie-Laure Brossier

Témoigner. Alerter. Agir.


En 2005, j’achète un appartement à Bagnolet. Après dix ans dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, je franchis le périphérique comme tant de familles en quête d’un cadre de vie plus agréable.
Entrepreneuse dans le digital, sans aucune ambition politique, rien ne laissait présager que je m’engagerai un jour sur un parcours, aussi escarpé que violent, pour la défense de nos principes républicains.

Le basculement s’opère via trois électrochocs : la découverte d’une école coranique illégale, l'embauche d'un caïd de la drogue à la direction du garage municipal et la montée en puissance de mouvances islamo-décoloniales utilisant les équipements publics pour y organiser leur propagande toxique. C’est d’ailleurs lors de l’un de ces rassemblements que Houria Bouteldja dira « Mohamed Mehra, c’est moi », quelques jours après le massacre du terroriste.
Face à l’inaction des autorités et à la compromission de responsables politiques espérant des bénéfices électoraux, mon engagement citoyen devient une prise de conscience brutale : Bagnolet est le miroir d'un défi national, celui de la défense de nos valeurs et de notre pacte républicain.

Constater sans agir ? Non merci. Je m'implique plus fortement et j’intègre en 2014 la nouvelle majorité municipale sous l’étiquette « société civile ». Six années de mandat durant lesquelles je suis au cœur du système et le témoin privilégié des stratégies d'entrisme et des dérives communautaristes. Je me saisie de la justice à deux reprises, la première pour diffamation face à Youcef Brakni, porte-parole du Comité Adama Traoré, et la deuxième face à ma ville pour atteinte à la loi de 1905 afin de faire annuler une délibération qui était en réalité un prêt déguisé à un lieux de culte. J’ai remporté ces deux procédures judiciaires et ces victoires prouvent qu’il faut se saisir de l’état de droit pour faire respecter les lois de la République et combattre la fragilisation de nos territoires.

En 2020, pour préserver son fauteuil de maire, Tony Di Martino fait alliance avec la liste d'Édouard Denouel, haut fonctionnaire au Sénat, il est surtout l'allié le plus efficace des mouvances décoloniales locales. D’ailleurs, les « récompenses » ne se feront pas attendre puisque dès le début du mandat, un local de 900 m2 sera attribué à Verdragon, une entité co-piloté par Fatima Ouassak  militante racialiste et décoloniale qui a fondé le très sulfureux syndicat de parents « Front de mères ». On peut également cité une initiative récente où la ville de bagnolet à piloté l’organisation d’un séjour d’une trentaine de jeunes bagnoletais dans un camp palestinien de l’UNRWA en Jordanie. Sous couvert de promouvoir « l’ouverture à l’autre » se joue en réalité une initiative de propagande palestiniste financée par nos deniers public.

A la veille des élections municipales de mars 2026, les mouvances décoloniales, main dans la main avec des forces comme La France Insoumise, ont fait de nos municipalités leur objectif prioritaire. La raison est très simple : s’approprier les moyens de nos institutions républicaines au profit de leur agenda idéologique. Soyons lucide, cet agenda n’a pas pour ambition d’enrichir le débat national et la vie démocratique de notre pays. Les fameuses listes dîtes "citoyennes" qui offrent une vitrine consensuelle du vivre-ensemble et colorées d'écologie sans ambition sont souvent sous l'influence de militants décoloniaux determinés et stratège de l'ombre de la conquête. C'est le cas de la liste "Bagnolet collectif" d'Edouard Denouel.
La dimension « révolutionnaire » et violente de la France Insoumise est totalement assumée. Pire, un groupuscule comme la Jeune Garde continue de recevoir un soutien sans faille malgrè l'assassinat d'un jeune de 23 ans à Lyon. Quant aux députés de la FI, ils se font le relais efficace du narratif racialiste en invitant la population des quartiers à voter pour des candidats qui ont la même couleurs de peau qu'eux.

Force est de constater que nous sommes très loin de l'héritage universaliste et nous avons le devoir de la plus grande vigilance face à ce qui est clairement une offensive contre notre socle républicain et démocratique.

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